notre réponse à l'article du journal l'Alsace sur les galettes
Lettre adressée à
Monsieur Le Directeur du journal l’Alsace
Monsieur Patrice BARRERE, Rédacteur en chef du journal l’Alsace
Journal DNA
Boulangerie Pâtisserie BECHLER,
Boulangerie Au Pain de mon Grand’Père
Pâtisserie Chocolaterie RICHON
Boulangerie PAUL
HYPER U
Munster, le 20 janvier 2012
La
reine des Galettes et les rois de la Boulette !
Il était une fois, un groupe de gentilhommes et de
« gentildames » nommé « rédaction colmarienne de l’Alsace »,
qui pour faire tumulte dans sa cité, décida de faire participer ses membres, goûteurs
amateurs, à la dégustation de la
galette desrois et faire l’éloge
de la meilleure.
Après avoir sélectionné 6 galettes« élaborées
par des boulangeries-pâtisseries Colmariennes », dont certains
« artistes industriels » étant dignes, selon les auteurs d’être placés dans l ‘édifice, ce comité
décida de les passer « sur le grill ».
Certes un peu trop longtemps, puisque le verdict fut sans
concession : celle de l’hyper U, remporta haut la main tous les suffrages.
(Pour information nous l’avons dégustée le jour de la parution de l’article,
afin de nous faire une idée du produit concerné).
Enfin, arriva en dernier celle du renommé Pâtissier GILG, membre de
Relais Desserts International, association de pâtissiers qui exprime
l’excellence de la haute Pâtisserie à travers le monde. Entre le
« gagnant » et le « perdant », d’autres confrères
colmariens eux aussi malmenés par la critique !
Dans la cité ce verdict fît tapage ! Nombreux gastronomes avertis
s’offusquèrent de l’article dont ils venaient de prendre connaissance dans le
potin du coin, et vinrent ainsi apporter soutien à ladite Pâtisserie, dont les
ventes de la fameuse galette « qui fait penser à une tourte de la Vallée
de Munster » et qui obtint « la moins bonne note des six :
4,5/10 » dixit le potin, en vendit bien plus que d’ordinaire !
A bien des égards, la tâche du critique est aisée. Il ne risque pas
grand chose et jouit d’une position de supériorité par rapport à ceux qui se
soumettent, avec leur travail, à ce jugement. Force est de constater qu’il
s’épanouit dans la critique négative, plaisante à écrire et à lire.
Mais l’amère vérité, qu’il nous faut bien regarder en face, c’est que
dans le grand ordre des choses, le met le plus médiocre à sans aucun doute plus
de valeur que la critique qui le dénonce comme tel.
Et là, permettez moi de m’adresser à « la rédaction colmarienne de
l’Alsace » : votre ignorance du goût ne pardonne pas vos propos
calomnieux, sous couverture de liberté d’expression, dont les conséquences
pourraient nuire à ces entreprises, ces hommes et ces femmes doués de savoir
faire, qui oeuvrent tous les jours dans un souci de qualité, dans la tradition,
en sélectionnant des matières premières de qualité, parce que selon Brillat
Savarin « On ne fait du bon qu’avec du très bon » ! 35
personnes sont employées dans notre entreprise qui a été fondé en 1936. 3
générations de Maîtres Pâtissiers se sont succédées, transmettant leur savoir
faire. Oui Mesdames et Messieurs, sachez que le bon goût et la qualité ne se fabriquent
pas à la chaîne, ils ne se standardisent pas pour doper la commercialisation et
faire prospérer des marchés. Nous mettons, bien au contraire, tout notre coeur pour offrir chaque jour le meilleur à
nos fidèles clients qui, eux, ont continué à faire confiance à leur bon
goût !
Sachez que le goût ne délimite pas seulement une frontière entre bonnes
et mauvaises choses, entre bon et mauvais goût. Il pose aussi la question des
conditions nécessaires à son exercice ! Il est moins un résultat qu’un
mode opératoire. Le goût nous met plus largement en disposition de juger et de
trier des possibles ; en ce sens, il appelle un monde d’existence qui,
au-delà de la jouissance gastronomique et consumériste, nous renvoie à des
manières d’être ensemble, à des rapports de partage et de confiance, à un sens
de la dignité et de l’estimable.
La morale de cette histoire : n’est pas gastronome qui veut.
L’amateur ne peut qu’avoir un regard subjectif puisqu’il juge en son
bon goût ou ce qu’il croit être le bon goût !!
En effet le bon goût s’éduque !
Mais sachez Mesdames et Messieurs que le bon goût s’affranchit aussi des
liens de la sottise !
Toutefois, comme il nous semble que vous avez le courage de vos
opinions, vous aurez aussi celui de publier cette lettre ouverte en réponse à
votre article.
-PAR RESPECT POUR NOTRE BEAU METIER
-PAR RESPECT POUR TOUS NOS
CONFRERES
-PAR RESPECT POUR TOUS NOS
COLLABORATEURS QUI OEUVRENT CHAQUE JOUR À NOS CÔTÉS
-PAR RESPECT POUR NOS CLIENTS
Recevez Mesdames, Messieurs, l’expression de nos salutations
respectueuses.
La pâtisserie GIlg fait partie du CARNET DE ROUTE du magazine "Saveurs" qui a regroupé ses meilleurs adresses et propose ainsi 1200 coups de coeur en France.
"Pâtissier et chocolatier, Thierry Gilg nous propose chocolats et entremets légers et raffinés. Sa spécialité? Lacthé...une merveille de mousse au chocolat au lait à l'infusion de thé sur un croustillant au pralin et un biscuit moelleux aux amandes"
DISTINCTION - LABEL ENTREPRISE DU PATRIMOINE VIVANT - Août 2011
La Pâtisserie Gilg a reçu la distinction "Entreprise du Patrimoine Vivant". Le label EPV est une marque de reconnaissance du Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, mis en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d'excellence. Ce label rassemble des fabricants attachés à la haute performance de leur métier et de leurs produits. Il peut "être attribué à toute entreprise qui détient un patrimoine économique, composé en particulier d'un savoir-faire rare, renommé ou ancestral, reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et circonscrit à un territoire". Ces entreprises uniques savent réconcilier la tradition et l'innovation, le savoir-faire et la création, le travail et la passion, le patrimoine et l'avenir, le local et l'international. La procédure d'attribution du label EPV est menée par des experts. L'appréciation et l'interprétation de ces critères d'obtention sont confiées à une Commission Nationale Indépendante constituée de professionnels qui oeuvrent en faveur des pratiques garantissant l'excellence au sein de leur propre activité.